Frederik Ludvig Norden

Résumé

Frederik Ludvig Norden Voyage d'Egypte et de Nubie , par Mr… (1755)

Une place autrefois si célébre par l'étendue de son commerce, n'est plus qu'un simple lieu d'embarquement ; Enfin ce n'est pas un Phénix, qui renait de ses cendres; c'est tout au plus une vermine, sortie de la bouë, ou de la poussiére, dont l'Alcoran a infecté tout le Pays.
Voila en gros le portrait de l'Aléxandrie de nos jours. Elle ne mérite guére qu'on en donne une description dans les formes. Un Voyageur ne sçauroit pourtant se dispenser de cette tâche, par rapport a lui-même. C'est le prémier endroit, où il débarque.
Source : Gallica

Frederik Ludvig Norden Voyage d'Egypte et de Nubie , par Mr… (1755)

On ne respecta point les Hiéroglyphes, dont on n'avoit plus l'intelligence. Les Grecs les regardoient même avec envie, parce qu'ils contenoient les mystères de la Religion & des Arts, dont ils prétendoient être seuls les Inventeurs. Ne soyons donc point surpris, si on ne trouve pas d'Hiéroglyphes fur les marbres, qu'on tire des ruïnes d'Aléxandrie. Il ne doit pas y en avoir. Si les régies de la nouvelle Architecture ne les avoit pas fait oter, on les auroit effacés, pour qu'ils ne parussent pas dans des Edifices, avec lesquels ils n'avoient aucune connéxion.
Source : Gallica

Frederik Ludvig Norden Voyage d'Egypte et de Nubie , par Mr… (1755)

On est assuré alors d'arriver dans le Port, & d'y mouiller avec les autres vaisseaux, qui font affourchés tout le long du grand Mole, comme dans l'endroit le plus profond.
Rien n'est plus beau que de voir, de là, ce mélange de Monumens antiques & modernes, qui, de quelque côté qu'on se tourne, s'offrent à la vue. Quand on a passé le Petit-Pharillon, on découvre une file de grandes Tours, jointes l'une à l'autre par les ruines d'une épaisse muraille. Un seul Obélisque debout a assez de hauteur, pour se faire remarquer dans un endroit, où la muraille est abattue.
Source : Gallica

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