Résumé

Fulbert Coze Des vomissements incoercibles de la grossesse… (1902)

Nous avons vu que l’on ne pouvait compter absolument sur aucun d’eux, pas même sur celui qui, en interrompant la grossesse, semble devoir le mieux réussir, et en effet, réussit le plus souvent.
Il nous semble que les échecs enregistrés sont dûs à une idée pathogénique trop absolue. Les uns ne veulent voir dans les vomissements gravidiques incoercibles que la manifestation d’une lésion utérine, les autres leur attribuent une origine névrosique, les derniers enfin n’y voient qu’une auto-intoxication dont la preuve n’est pas encore faite.
Source : Gallica

Fulbert Coze Des vomissements incoercibles de la grossesse… (1902)

La femme enceinte est un terrain sur lequel les lésions utérines, les troubles nerveux, les intoxications ont une puissante action, par le fait de la suractivité fonctionnelle de ses organes ; la grossesse elle-même est, nous n’en doutons pas, capable de réveiller une hystérie qui ne se manifestait pas, ou même de la faire éclore et de la créer de toutes pièces sur un terrain prédisposé, ou encore de faire de l’organisme une fabrique de poisons qui ne trouvent pas d’écoulement au-dehors.
Source : Gallica

Fulbert Coze Des vomissements incoercibles de la grossesse… (1902)

Donc, si nous croyons la grossesse capable de produire tout cela, pourquoi n’admettrions-nous pas que les vomissements incoercibles peuvent relever, tour à tour, suivant les cas, de chacune de ces causes? Ne voyons-nous pas souvent en pathologie, des causes bien différentes, amener des effets identiques?
La conclusion thérapeutique de tout ceci est donc facile à tirer. Il ne peut pas y avoir de traitement efficace des vomissements incoercibles en général; il ne peut y avoir qu’un traitement adapté à chaque cas particulier.
Source : Gallica

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