Résumé

G.-A. de Rorthays Les céréales, les théories agricoles… (1867)

La fortune publique, atteinte dans sa source, le gouvernement serait contraint de diminuer les impôts, de renoncer à l'exécution d'entreprises qu'il jugerait utiles, ou d'avoir recours à l'emprunt, voie facile, mais qui conduit à la ruine. Alors que souffre l'agriculture, cette mère nourricière, les ouvriers, le commerce, le gouvernement, le pays tout entier, reçoivent le contre-coup de ses souffrances, et le Libre-Echange, loin d'obtenir la popularité, n'entendrait que plaintes, que récriminations s'élever contre lui.
Source : Gallica

G.-A. de Rorthays Les céréales, les théories agricoles… (1867)

L'Angleterre s'en félicite, elle l'a appelé de tous ses vœux ; elle est loin de récolter le blé nécessaire à sa consommation ; plus les concurrents sont
nombreux sur ses marchés, plus la baisse se prononce à son profit.
En Espagne ainsi qu'en France, au contraire, le produit des récoltes suffit à l'alimentation du pays ; le commerce intérieur des céréales récompense convenablement les pénibles travaux du laboureur ; le gouvernement espagnol a la sagesse, la prudence de ne pas appeler la concurrence étrangère, qui, produisant la baisse, ruinerait l'agriculture.
Source : Gallica

G.-A. de Rorthays Les céréales, les théories agricoles… (1867)

Tant que le fumier, le guano, le noir, ne pourront être acquis qu'à grands frais, que nos blés ne s'écouleront qu'à vil prix, malgré les plus sages conseils, nonobstant les meilleures théories, l'agriculture sera en souffrance et périclitera.
Qu'au contraire, le prix des céréales soit assez élevé pour qu'il y ait bénéfice à employer des engrais et des amendements, elle fera de rapides progrès.
Si la position faite à l'agriculture, position qui l'entraîne fatalement vers sa ruine, ne s'améliore pas, lui parler de progrès, c'est proposer un remède à l'homme atteint de maladie mortelle.
Source : Gallica

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