Résumé

Portrait de G. Valbert G. Valbert Les Études d’une voyageuse anglaise sur l’Afrique occidentale

Quand on croit à des dieux malfaisans, c’est une chose terrible que d’être sans cesse aux prises avec l’invisible. Mlle Kingsley vous répondra que conséquens ou inconséquens, les hommes s’arrangent toujours pour être heureux. Environné d’ennemis, d’embûches et de dangers, le noir compte sur sa patience et son industrie pour se tirer d’affaire. Il n’adore point ses dieux, qui ne lui paraissent point adorables ; la religion n’est pour lui qu’une diplomatie artificieuse et savante, appliquée aux choses surnaturelles.
Source : Wikisource

Portrait de G. Valbert G. Valbert Les Études d’une voyageuse anglaise sur l’Afrique occidentale

S’il y a des jours où Mlle Kingsley s’amuse à parler nègre, il en est d’autres où, redevenant elle-même, elle se sent Anglaise jusque dans la moelle des os, et, ces jours-là, oubliant et les poissons et les fétiches, elle ne voit plus dans l’Afrique occidentale qu’un vaste marché ouvert aux industries de son pays. Il va de soi qu’aucune nation européenne ne peut se flatter de créer des colonies de peuplement sous un ciel meurtrier qui n’épargne que l’indigène ; mais le commerce s’accommode et de la fièvre et du ver de Guinée
Source : Wikisource

Portrait de G. Valbert G. Valbert Les Études d’une voyageuse anglaise sur l’Afrique occidentale

La vérité, selon Mlle Kingsley, est qu’à l’exception de la Compagnie royale du Niger, l’Angleterre s’est appliquée à réduire son commerce plus qu’à le développer, et que la France s’est répandue dans l’Afrique tropicale moins par des opérations militaires que par les exploits et la diplomatie de glorieux explorateurs aussi avisés que vaillans.
Cette intrépide voyageuse a l’esprit libre, hardi, et une qualité que possèdent peu de femmes : elle est capable d’admirer ce qui lui déplaît et de rendre justice aux gens qu’elle n’aime pas.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature