Résumé

Gaston Chanteaud Des sûretés réelles sur la chose d'autrui… (1900)

En vain le constituant deviendra-t-il plus tard propriétaire de l'immeuble hypothéqué ; en vain l'aura-t-il engagé sous la condition qu'il en deviendra ultérieurement propriétaire, en vain aura-t-il cru s'engager non pas à fournir d'ores et déjà une sûreté valable mais à s'efforcer de la fournir ; la loi est trop formelle pour qu'on passe outre, l'opération est nulle et l'on ne peut que la recommencer. En effet comme le dit M. Flandin, l'hypothèque de la chose d'autrui n'est qu'une hypothèque masquée sur biens à venir.
Source : Gallica

Gaston Chanteaud Des sûretés réelles sur la chose d'autrui… (1900)

« l'hypothèque est un contrat solennel, parce qu'elle touche aux intérêts les plus graves, au crédit public et par suite à
l'ordre public, et toute violation d'une loi d'ordre public engendre une nullité absolue. Notre législation qui a organisé le régime de la spécialité et de la publicité des hypothèques y voit, avec raison, un contrat d'ordre supérieur intéressant la prospérité de l'Etat. » L'action est donc ouverte à tous, et le constituant lui-même, de bonne ou de mauvaise foi d'ailleurs, peut l'invoquer.
Source : Gallica

Gaston Chanteaud Des sûretés réelles sur la chose d'autrui… (1900)

Comment peut-il arriver qu'on hypothèque la chose d'autrui ?
Ou bien c'est parce que l'on se trompe et qu'on croit hypothéquer son propre bien, mais alors l'intention des parties est aussi certaine qu'honnête, et il est bien évident que la convention vaudra à leurs yeux, soit comme promesse d'hypothèque, soit comme constitution même d'hypothèque si le constituant devient propriétaire de l'immeuble, ou si le verus dominus ratifie ou hérite du constituant.
Source : Gallica

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