George de Pimodan

Résumé

George de Pimodan Revue des Deux Mondes

« Capitaine, j’ai un poids énorme sur l’ame ; je ne puis supporter cette tyrannie hongroise ; l’empereur est-il donc sans pouvoir ? comment serons-nous délivrés de cette tyrannie ? Ah ! capitaine, si ce pouvait être bientôt ! — Doucement, patience, Kussmaneck (c’était le nom du prévôt) , patience, ça viendra, lui dis-je en riant et en le regardant d’un air moqueur pour lui faire voir que je n’étais pas dupe de ses paroles et de ses beaux sentimens de fidélité. — Comment serons-nous délivrés ? continua-t-il sans se déconcerter ; le ban a-t-il donc une puissante armée ? »
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George de Pimodan Revue des Deux Mondes

« Vous voyez, me dit-il : massacré ici ou fusillé par les vôtres ! j’ai gagné tous mes grades l’épée à la main ; je suis prêt à tout ; les Hongrois ne craignent pas la mort, » continua-t-il en souriant.
Le jour suivant, je devais, à midi, sortir de la forteresse avec l’officier envoyé à Georgey ; mais le général Kiss, craignant pour moi la vengeance de ses soldats exaspérés de la défaite de leur armée, me fit sortir à quatre heures du matin. L’aube du jour blanchissait le ciel à l’horizon.
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George de Pimodan Revue des Deux Mondes

Le général Thurn arriva bientôt avec des troupes fraîches ; les premières maisons furent prises d’assaut, l’ennemi recula. Le combat était dans toute sa violence. Les balles et la mitraille sifflaient dans l’air ; le général prince Edmond Schwarzenberg s’avança pour exciter les soldats en marchant à leur tête : j’étais près de lui ; une balle frappa mon cheval, qui roula sous moi. Nos hommes tombaient sous le feu violent de l’ennemi, les tuiles et les poutres embrasées roulaient du haut des toits des maisons incendiées, et je priais en vain le général Thurn de moins s’exposer.
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