Cesare Cantù,
Les trente dernières années (1848-1878…
(1880)
“ Les Hongrois, animés par Kossuth, avaient été vainqueurs à Albe-Royale; Jellachich courut sauver Vienne avec ses bandes déguenillées et bizarrement accoutrées, mais qui, pleines de courage, protestaient qu'elles le conduiraient à Bude pour lui mettre sur le front la couronne de saint Étienne. La valeur hongroise et l'habileté de Kossuth et de Bem ne suffirent pas pour sauver la Hongrie contre Windischgratz, Jellachich et les Russes. Car l'Autriche, après des pertes incalculables, se vit forcée d'invoquer, au nom d'une alliance de trente ans, cette même Russie dont elle se défiait tant. ”
