Résumé

Gustave Simon Visite à la maison de Victor Hugo… (1904)

Un jour, Suzanne, la cuisinière, avait servi à Victor Hugo un excellent poisson. Jamais le poète n'avait mangé un poisson plus succulent et mieux accommodé. Une si délicate surprise méritait une récompense. Que pouvait-il bien donner à sa cuisinière? Il chercha. Il lui promit de lui découvrir un excellent mari. Là-dessus il prit une planchette de sapin, dessina, creusa, peignit un Chinois ventru, aux yeux ébahis et gloutons, devant l'excellent poisson de Suzanne. Puis il lui apporta le Chinois, le lui montra et le lui présenta comme son mari.
Source : Gallica

Gustave Simon Visite à la maison de Victor Hugo… (1904)

Il me semblait que tout n'était qu'un affreux rêve, Qu'elle ne pouvait pas m'avoir ainsi quitté, Que je l'entendais rire en la chambre à côté, Que c'était impossible enfin qu'elle fût morte Et que j'allais la voir entrer par cette porte.
(Les Contemplations.) A côté, le portrait de Charles Vacquerie et de sa femme Léopoldine.
Victor Hugo a consacré ces vers à Charles Vacquerie : N'ayant pu la sauver, il a voulu mourir.
Puisque tu fus si grand, puisque tu fus si doux Que de vouloir mourir, jeune homme, amant, époux, Qu'à jamais l'aube en ta nuit brille !
Source : Gallica

Gustave Simon Visite à la maison de Victor Hugo… (1904)

Sur le palier du second au troisième : Le dessin de J.-P. LAURENS, Waterloo, est un des dramatiques épisodes des Misérables : « Les combattants avaient autour d'eux comme un fourmillement de spectres, des silhouettes d'hommes à cheval, le profil noir des canons, le ciel blanc aperçu à travers les roues et les affûts; la colossale tête de mort que les héros entrevoient toujours dans la fumée, au fond de la bataille, s'avançait sur eux et les regardait. »
Source : Gallica

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