Résumé

Histoire militaire et anecdotique du coup d'État… (1872)

Le général Carrelet était un homme dévoué au président, fort énergique, marchant bien d'accord avec le général Magnan. Il avait en outre dans ses attributions la première division militaire territoriale, et dans les mains la police de la place de Paris. On ne pouvait songer à se priver de ses services.
Le général Levasseur, le plus brave soldat du monde, un peu naïf et d'autant plus facile à enthousiasmer, était en outre plein de dévouement au parti militaire représenté par le chef de l'État. C'était un homme bon à garder dans la circonstance où l'on se trouvait.
Source : Gallica

Histoire militaire et anecdotique du coup d'État… (1872)

Vers huit heures, à la suite d'une reconnaissance dans cette direction, le colonel de Lourmel, bien qu'appréciant les difficultés d'une attaque de nuit, se décida à faire attaquer de suite par le deuxième bataillon de son régiment. A cent pas environ de la première barricade, les insurgés crièrent : Qui vive! Vive la République! Vivent les combattants! et firent une décharge très-nourrie sur la tête de la colonne. Les quatre premières barricades sont enlevées au pas de course et avec le plus grand élan par les grenadiers et les voltigeurs.
Source : Gallica

Histoire militaire et anecdotique du coup d'État… (1872)

« Votre prince Napoléon, c'est un cheval andalous ; cela piaffe, mais n'avance pas. Il ne remuera jamais un pavé et ne signera jamais rien. »
La réponse du président, que la branche Jérôme ne s'est pas pressée de montrer, avertissait l'oncle que le conseil des ministres l'avait prévenu dans ses désirs, et que depuis une heure la décision était prise de rendre les votes secrets.
Ainsi donc la mise en scène de MM. Canino et Napoléon était manquée. Impossible de se servir de la lettre comme arme libérale, pour ameuter le peuple et frapper le prince Louis.
Source : Gallica

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