Résumé

Joseph Balland Le général de division Camou, sénateur (1868)

Quand un homme a ainsi vécu ; quand mêlé à des événements de guerre si nombreux, il a accompli tant de bien, à donné de tels exemples, s'est acquis une gloire si pure, tout en restant modeste comme s'il n'avait jamais battu l'ennemi; quand enfermé dans la triple cuirasse du devoir, de l'honneur, du patriotisme, il a semblé ignorer, admirable candeur, les passions ardentes du sièole, les luttes politiques, les fièvres ambitieuses, les convoitises de toutes sortes, pour n'aimer que les périls, la misère du soldat et la splendeur du drapeau de la France
Source : Gallica

Joseph Balland Le général de division Camou, sénateur (1868)

Au bruit du canon qui lui avait indiqué que le général Bosquet était établi sur le plateau, il avait descendu lestement le Bousellam et avait embusqué les compagnies du bataillon de turcos, dans les broussailles, au débouché du ravin et autour du gué, de sorte qu'au moment où les fuyards s'y présentèrent, les turcos eurent, pour les abattre, la même facilité que les chasseurs se ménagent dans une battue pour le tir du gibier.
Source : Gallica

Joseph Balland Le général de division Camou, sénateur (1868)

Une bataille était engagée; c'était à n'y croire pas ! Comment l'armée autrichienne s'était-elle ravisée tout-àcoup pour livrer bataille avec une rivière à dos? On s'expliqua quelques heures plus tard le plan du général en chef autrichien, par la force des positions que ses troupes défendirent contre nous et qu'elles connaissaient à fond, puisqu'elles étaient accoutumées chaque année à s'instruire sur ce terrain aux manœuvres de guerre. On apprit aussi que l'empereur François II, partageant la confiance de ses généraux dans le succès, s'était
décidé à paraître au milieu de son armée.
Source : Gallica

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