Résumé

Joseph Henri Costa de Beauregard Mémoires historiques sur la maison royale de Savoie et sur les pays soumis à sa domination depuis le commencement du onzième siècle jusqu'à l'année 1796 inclusivement… (1816-1888)

On lui prodigua les plus grands honneurs dans les états de Savoie , depuis les frontières du Dauphiné jusqu'à celles du Milanais, et Madame Royale l'accueillit personnellement avec grace et splendeur. Elle la considérait, non comme la patronne des esprits forts de son temps, non comme une Neophyte équivoque, mais comme la fille du grand Gustave , prince admiré en tous lieux et de tous les partis.
Les hommes sages purent faire un singulier parallèle entre Christine, reine de Suède, et Christine, duchesse de Savoie.
Source : Gallica

Joseph Henri Costa de Beauregard Mémoires historiques sur la maison royale de Savoie et sur les pays soumis à sa domination depuis le commencement du onzième siècle jusqu'à l'année 1796 inclusivement… (1816-1888)

Cependant, quatre années s'étaient à peine écoulées depuis la paix de Ratisbonne , que Louis XIII déclara la guerre à Philippe IV, et força la Hollande et la Savoie à s'unir à lui contre les Espagnols.
Ce fut toujours le travers de Richelieu , arrivé au faîte de la puissance , comme ce fut depuis celui de Louis XIV, enivré par la prospérité , de croire que les puissances inférieures devaient les servir par amour pour leur gloire, sans retour vers elles-mêmes, et souvent contre leurs propres intérêts.
Source : Gallica

Joseph Henri Costa de Beauregard Mémoires historiques sur la maison royale de Savoie et sur les pays soumis à sa domination depuis le commencement du onzième siècle jusqu'à l'année 1796 inclusivement… (1816-1888)

Mais ce qui prouve que Henri III ne crut point outrepasser la justice avec le duc de Savoie , c'est que lors de l'expédition des lettres patentes de Lyon, Emmanuel Philibert était absent , que la duchesse Marguerite venait de mourir , et que le jeune prince de Piémont était dangereusement malade. Eviter la guerre , mettre à profit la paix pour consolider la réforme de l'état, tels furent les principes constans de la cour de Savoie, pendant la fin de ce règne.
Source : Gallica

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