Résumé

Jules Baux Notice biographique sur M. le vicomte de La Boulaye… (1857)

La solitude est la patrie des forts. Pour s'y complaire, en effet., il faut que les puissances de l'âme soient dominées par un sentiment d'une nature supérieure, que par la méditation et la prière l'homme entretienne avec Dieu un commerce intime et suivi, que les choses et les intérêts d'en haut viennent peu à peu se substituer aux choses et aux intérêts d'ici-bas. Il faut, en outre, qu'indépendant des circonstances extérieures et éventuelles, l'esprit trouve dans son propre fonds les ressources nécessaires à son activité. M. de la Boulaye possédait ces conditions essentielles.
Source : Gallica

Jules Baux Notice biographique sur M. le vicomte de La Boulaye… (1857)

M. de la Boulaye n'était pas homme à dévier et à se laisser entraîner dans la voie détournée que M. de Caze ouvrait aux partisans de la royauté. Il avait même repoussé avec quelque éclat les propositions qui lui avaient été faites dans ce sens. Ne pouvant le gagner, il fallait le faire destituer; c'est ce que tenta M. de Caze, mais il ne put dans cette circonstance triompher de l'intérêt et de la bienveillance que le roi portait au secrétaire général de sa maison dont il avait si souvent pu apprécier le dévoûment et la droiture.
Source : Gallica

Jules Baux Notice biographique sur M. le vicomte de La Boulaye… (1857)

Une déclaration si simple était faite pour toucher un homme qui, à l'élévation de l'esprit, unissait toutes les délicatesses du coeur. « M. de la Boulaye, répliqua avec un accent ému M. de Montalivet, je respecte vos scrupules ; mais dans six mois, dans un an, quand il vous plaira enfin, venez me trouver, et quelque chose que vous désiriez, comptez sur moi. » Sur cela, M. de Montalivet pria M. de la Boulaye de lui présenter les employés du ministère, ce que ce dernier s'empressa de faire.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature