Résumé

Jules Coquerelle Bretonneau (1778-1862). La doctrine spécifique… (1893)

La graine végétale, en histoire naturelle comme en nosologie, c'est tout un, la nosologie étant l'histoire naturelle végétale, la graine végétale en liberté n'est pas indifférente au milieu. Elle se recueille et attend pour se fixer. C'est l'instinct de la germination, propre à la vie végétale. Elle tâte le terrain et dans le terrain elle a ses lieux d'élection. Mais une fois fixée, elle est bien fixée, elle se cloue elle-même au terrain, comme dans la nature, c'est la loi de l'espèce végétale, elle s'impose au terrain dont elle subit les influences biologiques.
Source : Gallica

Jules Coquerelle Bretonneau (1778-1862). La doctrine spécifique… (1893)

Le terrain ne peut que s'assujettir aux lois inéluctables du parasitisme végétal. Il doit nourrir le parasite de son sang et le débarrasser par ses humeurs de détritus qui seraient toxiques pour sa pullulation, comme cela se passe dans les cultures expérimentales. C'est la vie à deux, la nutrition partagée dans toute l'acception du mot, à la charge du terrain aux différents temps de la nutrition aussi bien pour l'élimination que pour l'absorption. Il y a chez l'infecté une double vie organique, l'une qui appartient au parasite végétal, l'autre propre au terrain animal.
Source : Gallica

Jules Coquerelle Bretonneau (1778-1862). La doctrine spécifique… (1893)

Au sein de l'humus végétal, c'est la vie sourde et latente, incessamment travaille la chimie des ferments vivants, détruisant, dédoublant, transformant ces déchets toxiques, comme ce travail d'activité biologique incessante est dévolu sur la terre animale aux cellules glandulaires ou éliminatrices. Ainsi se fait la régénération du terrain en histoire naturelle et en nosologie. Ce n'est que par la disparition graduelle des produits toxiques de la vie
végétale que l'espèce animale perd graduellement son immunité acquise, comme le sol reprend son ancienne fertilité.
Source : Gallica

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