Angine couenneuse

Définition et enjeux

Ladislas-Xavier Gorecki Dictionnaire élémentaire de médecine (1884)

Angine couenneuse. Ce n'est pas une maladie unique, il en est de plusieurs espèces dont le caractère commun est la production sur la muqueuse de la gorge de plaques blanchâtres ou couennes formées de fibrine coagulée.
Nous distinguerons deux formes générales de la maladie : 1° L'ANGINE COUENNE USE BÉNIGNE, 2° L'ANGINE COUENNEUSE MALIGNE, OU DIPHTHÉ RITIQUE.
L'Angine couenneuse bénigne sévit quelquefois par petites épidémies qui précèdent ou accompagnent l'angine diphthéritique et en rendent très-difficile le diagnostic différentiel.
Source : Gallica

Prosper Hullin Mémoires de médecine et de chirurgie pratiques… (1862)

Sous le nom de croup, il est évident que le laborieux médecin de Mortagne traite à la fois et de cette détermination morbide particulière et de l'angine couenneuse. Cette angine, même alors qu'elle conserve bien encore cette dénomination, est bien souvent un simple herpès guttural, qui, dans l'immense majorité des cas, n'a aucune espèce de gravité : il n'y a là ni tendance à envahir le larynx, la trachée, les bronches, ni source d'intoxication qui peut entraîner la mort en généralisant dans l'économie une influence incompatible avec la permanence de la vie.
Source : Gallica

Portrait de Armand Després Armand Després Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale… (1883)

Le danger de l'angine couenneuse et gangreneuse n'est pas dans la présence d'une fausse membrane ou d'une eschare sur les amygdales, mais dans la résorption purulente qui se fait à la surface des plaies de la gorge où se trouvent des fausses membranes et du sphacèle.
La fausse membrane, produit anatomique de l'angine couenneuse, n'est dangereuse par elle-même que si elle gagne le larynx et les voies aériennes, de manière à causer mécaniquement l'asphyxie croupale.
Source : Gallica

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