Résumé

Jules Sauzay Le supplice des carmélites de Compiègne… (1860)

En entrant dans l'horrible réceptable du vol et de l'assassinat, les pieuses Carmélites s'y trouvèrent réunies à tout ce que la noblesse, la bourgeoisie et le peuple comptaient de plus distingué et de plus respectable. Quand les voleurs et les assassins siégeaient dans les tribunaux et les conseils du gouvernement, la place des honnêtes gens pouvait-elle être ailleurs que dans les cachots? Elles restèrent enfermées à la Conciergerie jusqu'au 17 juillet, consacrant les longues heures de prison à prier, à chanter des cantiques et à ranimer le courage des autres détenus.
Source : Gallica

Jules Sauzay Le supplice des carmélites de Compiègne… (1860)

Mais l'amour divin finit par cicatriser la blessure que l'amour humain avait faite, et cette âme malade retrouva la paix dans un plus pur et plus durable attachement.
De pareils orages n'avaient point entouré la vocation des douces et paisibles filles qui formaient le reste de la communauté. Le cours de leur vie était resté aussi calme et aussi limpide que leur àme, et du sein de leurs familles pieuses elles avaient passé sans effort, et par un naturel épanouissement de l'amour de Dieu, dans cette retraite toute vouée à la grande passion des saints.
Source : Gallica

Jules Sauzay Le supplice des carmélites de Compiègne… (1860)

Une vénération toute filiale entourait deux vieilles religieuses presque octogénaires, qui semblaient avoir gardé quelque chose du grand siècle, et qui, sous le poids des infirmités, conservaient, comme un éternel printemps de l'âme, leur inaltérable gaîté. Les jeunes religieuses ayant demandé un jour à la sœur Marie Thouret, l'une de ces respectables doyennes, comment, avec un esprit vif et enjoué comme le sien, elle avait pu se décidera embrasser l'état monastique.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature