Résumé

M. Duvernay Revue des Deux Mondes

Avec des gens grossiers on ne saurait trop se garder de mettre le fanatisme en jeu.
Les femmes de ce pays sont plus animées que celles de Saint-Louis ; elles sont aussi plus aimables. On trouve chez elles des manières qui surprennent dans des filles presque sauvages ; elles nous reprochaient d’être moins caressans, moins voluptueux que les Portugais, ce qui montre de quel côté la civilisation a fait des progrès chez elles.
Les Papels, comme tous les peuples du voisinage, depuis l’île de Jatte jusqu’à Boulam, ont souvent à souffrir de la piraterie des habitans des Bisagos.
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M. Duvernay Revue des Deux Mondes

Il doit s’attacher, par sa conduite et par une surveillance active sur les européens, à donner au nouvel établissement une force morale basée sur la justice et sur l’intérêt commun des européens et des nègres. Il doit écouter toutes les plaintes ; souvent les nègres lui en porteront de frivoles, mais en leur répondant tranquillement, et surtout en prenant la peine d’entrer dans des explications, il parviendra aisément à leur faire entendre raison, et par cette conduite il acquerra une réputation de justice qui rendra sa tâche bien plus facile par la suite.
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M. Duvernay Revue des Deux Mondes

Le pays m’a paru pauvre, sous le rapport commercial ; les importations surpassent de beaucoup les exportations ; cependant l’odieux trafic ou traite des nègres les soutient un peu. Je crois néanmoins que si Bissao était occupé par une nation européenne industrieuse et jouissant d’un commerce libre, un comptoir pourrait y offrir des avantages. On y achète de la cire, de l’ivoire, de l’écaille de tortue, des cuirs, du riz. Les habitans des îles Bisagos y viennent en pirogues vendre quelques produits.
L’aspect du pays est agréable ; il annonce un peuple laborieux.
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