Résumé

Marcel Montéran Monographie et fabrication du fromage de camembert (1908)

Dans celles qui ferment jalousement leur portes aux visiteurs, sous prétexte de secrets de fabrication, il est à présumer que ce que l'on désire surtout empêcher de voir c'est l'écrémage, c'est la fabrication du beurre. Le proverbe qui dit qu'on ne peut pas tirer deux moutures du même sac est éternellement vrai; ce qui, dans la circonstance, signifie que si l'on veut fabriquer du bon camembert, il faut traiter le lait avec toute sa crème, et c'est sur le lait complet que nous allons tenter d'évaluer les rendements et d'estimer quelque peu les prix de revient et les bénéfices.
Source : Gallica

Marcel Montéran Monographie et fabrication du fromage de camembert (1908)

Dans une fromagerie qui commence, il est indispensable d'ajouter au lait lui-même les germes du penicillum que l'on veut développer; mais, quand la fabrication est en marche courante, les germes de ce penicillum se trouvent partout dans les locaux, sur les murs, sur les tables, sur les cagettes en particulier; si l'on vient à placer de nouveaux fromages salés sur ces cagettes, l'ensemencement se fait par contact et dans les meilleures conditions. C'est un mode de propagation à recommander tant que les générations successives de penicillum sont bien pures.
Source : Gallica

Marcel Montéran Monographie et fabrication du fromage de camembert (1908)

Quand le penicillum est bien développé partout, il importe d'arrêter sa végétation, sans quoi le fromage se dessécherait et se brûlerait par trop. Déjà, quand l'acide lactique s'épuise, la végétation se ralentit, mais la vie de la moisissure serait encore trop active; on l'arrête définitivement en transportant les fromages dans les caves d'affinage, c'est-à-dire dans des locaux à atmosphère plus confinée, alcaline par l'ammoniaque et à température plus basse que le séchoir.
Source : Gallica

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