Michel Bréal

Résumé

Michel Bréal Les Tables eugubines

TABLES EUGUBINES Le progrès accompli en ce siècle par l’étude des langues ne se manifeste pas seulement dans la classification nouvelle des idiomes, dans les vues sur l’origine du langage, dans l’analyse du mécanisme de la parole. Certaines questions, formant comme autant de problèmes à part que les âges antérieurs nous avaient légués après s’y être fatigués vainement, ont trouvé de nos jours leur solution parce qu’on les a enfin abordées avec la préparation nécessaire. De ce nombre est l’énigme que présentaient les inscriptions connues sous le nom de Tables eugubines.
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Michel Bréal Les Tables eugubines

Pour chacun de ces sacrifices, l’inscription énumère les dons accessoires qu’on doit offrir à la divinité, et elle entre quelquefois dans le détail des rites à suivre. Le double caractère que Cicéron dans sa République dit être le propre de la religion romaine se retrouve à Iguvium : une extrême simplicité des offrandes unie à une grande complication du rituel. Du lait, du vin, un peu d’encens, diverses sortes de gâteaux, composent le menu ordinaire des dieux : ce qui fait le mérite du sacrifice, c’est l’exacte observation de toutes les prescriptions liturgiques.
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Michel Bréal Les Tables eugubines

Les Etrusques y sont présentés comme le peuple inventeur de tous les arts, de toutes les sciences, de tous les objets utiles à la vie. Depuis l’écriture jusqu’à l’art de fabriquer les casques, depuis la philosophie jusqu’à l’usage de se frotter le corps avec des parfums, tout venait de l’Étrurie. On trouvait chez Dempster la liste de ses anciens rois, qui commençait à Janus pour finir à Mécène, Les Etrusques étaient autrefois les maîtres de l’Italie, et Rome, qui leur arracha la primauté, se para de leur civilisation.
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