Résumé

Notes sommaires sur le projet de budget… (1816)

On ne dira qu'un mot de la portion incombante sur l'impôt mobilier et sur les patentes. La position du contribuable doit être connue : l'équilibre ne tient qu'à un fil, et le moindre, grain de plus suffit pour le rompre. Les saisies et les faillites vont tomber
comme grêle : des emplois et des capitaux anéantis, des êtres voués à la mendicité, en voilà la conséquence. Chaque million entrant au trésor coûtera deux ou trois millions à l'Etat.
Source : Gallica

Notes sommaires sur le projet de budget… (1816)

Le fonds d'amortissement ne se borne plus alors à s'exercer sur le capital de la rente : il lui faut soulever le poids total de la propriété française, le poids de cinquante milliards. Le profit des placemens se balance : nuls fonds ne resteront dans la rente au-dessous de sept pour cent, tant que l'industrie et les prêts privés en fourniront davantage, tant que les terres porteront quatre ou cinq pour cent, et les maisons de six à huit net.
Que le trône se consolide et que la richesse nationale se relève! Il n'existe point d'autre
principe valide d'amortissement
Source : Gallica

Notes sommaires sur le projet de budget… (1816)

Qu'on laisse les choses s'accomplir, qu'on laisse baisser la rente au minimum ? c'est là qu'il est un point d'appui inexpugnable. Aussitôt que la base sera solide, les fonds y accourront de toute part et s'y fixeront au moins pour les trois quarts : rien ne viendra plus à l'encontre; et comme la foi est au Monarque, comme la charge n'est rien pour la France, le cours s'élèvera et se soutiendra à un juste niveau.
Source : Gallica

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