Prosper Brugière baron de Barante

Résumé

Prosper Brugière baron de Barante Notice sur M. le comte Louis de Sainte-Aulaire… (1856)

Déjà, lorsque les Russes s'étaient emparés de la Crimée, lorsque l'empereur Joseph avait associé son ambition conquérante aux projets de Catherine, le ministère français avait cherché à éveiller l 'Europe sur le danger que lui faisait courir l'agrandissement indéfini de la Russie.
Au congrès de Vienne il n'y avait plus d'illusion possible. L'empereur Alexandre avait été le chef de la coalition des rois contre la France; il semblait exercer une sorte de dictature sur la politique européenne; il venait, au grand déplaisir de l'Autriche et de l'Angleterre, de se faire instituer roi de Pologne.
Source : Gallica

Prosper Brugière baron de Barante Notice sur M. le comte Louis de Sainte-Aulaire… (1856)

Moins que jamais il ne voulait se séparer de la Russie; ce n'était pas le moment d'être en mauvaises relations avec l'Angleterre. Et pourtant, si la France était écartée de cette délibération européenne, elle pouvait ressentir si vivement cette offense que la paix de l'Europe en serait troublée et qu'on pourrait voir renaître les guerres et les révolutions. Terminer sans que la France y prît part les affaires d'Orient lui semblait une périlleuse extrémité. Telles étaient les pensées du chancelier d'Autriche, et M. de Sainte-Aulaire les connaissait même lorsqu'elles ne lui étaient pas confiées.
Source : Gallica

Prosper Brugière baron de Barante Notice sur M. le comte Louis de Sainte-Aulaire… (1856)

Quelques semaines après la révolution de Belgique, le gouvernement français avait proclamé, d'une manière qui semblait absolue et comme un principe de droit public, qu'aucune puissance n'avait le droit d'intervenir à main armée dans les affaires intérieures d'un pays indépendant. A ce moment c'était donner à la Belgique la possibilité de se séparer des Pays-Bas, ce qui importait aux intérêts de la France; en même temps c'était rassurer l'Europe contre la crainte des secours qui pourraient être apportés aux révolutionnaires par le gouvernement du roi.
Source : Gallica

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