Puschkler-Muskau

Résumé

Puschkler-Muskau Revue des Deux Mondes

Le temps n’est malheureusement pas favorable ; il est froid, orageux après de grandes chaleurs pendant un temps assez long pour l’Angleterre. Mais en voyage, on n’est pas trop mal, et je me sens beaucoup mieux disposé qu’à Londres. Je me réjouis aussi vivement de voir ce beau pays de Galles, au-devant duquel je voyage. Sois donc, au moins par la pensée, auprès de moi, et que nos âmes, réunies à travers les mers et les pays, se prennent la main, et contemplent ensemble du haut des montagnes la vie tranquille des vallées ; car les esprits jouissent tous également des beautés de la nature divine.
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Puschkler-Muskau Revue des Deux Mondes

On croit voir devant soi un large fleuve promener ses ondes entre deux rives couvertes d’épais ombrages, et séparé en plusieurs branches, tandis qu’on n’a réellement qu’un fossé creusé avec peine, et une eau dormante, renfermée, mais assez claire. Un ravissant paysage comme celui-ci avec des collines s’élevant à l’horizon, et environné, pendant tout l’espace d’un mille, d’un long cercle de bâtimens magnifiques, est certainement un établissement digne de la capitale du monde, et n’aura pas d’égal lorsque les jeunes arbres seront devenus de vieux géants.
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Puschkler-Muskau Revue des Deux Mondes

Mon cocher, qui était en même temps un cicerone accrédité de Cheltenham, me conduisit de là sur une haute montagne nommée la Lakinton-hill, où l’on a une vue célèbre, avec addition d’une auberge agréable, dans laquelle se refont les voyageurs. À l’ombre d’un bosquet de roses, mon regard parcourait une étendue de pays de soixante-dix milles anglais, et traversait une riche plaine couverte de villes et de villages, au milieu desquels la cathédrale de Glocester présente le plus magnifique point de vue. Au-delà s’élevait la chaîne des montagnes du pays de Galles.
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