Résumé

Robert Lainville L'épargne collective : contribution à l'étude des personnes morales (1923)

D'ailleurs, même à supposer que l'épargne collective ne contribue pas à l'accroissement des capitaux, son utilité peut se manifester sous une autre forme. Il ne faut pas oublier, en effet, que le capital n'est qu'un moyen en vue de réaliser certaines fins. La passion de l'épargne pour elle-même existe peut-être chez certains avares, mais il s'agit alors d'un état morbide peu fréquent et dont il n'y a pas à tenir compte dans une étude d'ensemble. La plupart du temps, pour ne pas dire toujours, les économies sont amassées en vue d'un but déterminé.
Source : Gallica

Robert Lainville L'épargne collective : contribution à l'étude des personnes morales (1923)

Mais la capitalisation sera-t-elle, le plus souvent, considérée comme une clause substantielle? Sauf en ce qui concerne les sociétés qui visent directement à l'accumulation de capitaux pour les répartir entre les sociétaires, l'épargne ne sera qu'un moyen d'accroître le capital social dont l'emploi, il ne faut pas l'oublier, constitue l'objet même de la société. Supposons une œuvre quelconque de bienfaisance disposant d'un certain pécule. L'épargne obligatoire permet d'accroître ce capital et d'étendre l'influence de la société.
Source : Gallica

Robert Lainville L'épargne collective : contribution à l'étude des personnes morales (1923)

N'oublions pas ce que nous avons dit précédemment au sujet des avantages de l'épargne collective. L'impulsion une fois donnée, c'est-à-dire le noyau du fonds commun constitué soit par les économies des sociétaires, soit par la générosité de quelque bienfaiteur, les réserves grossissent et s'accumulent sans aucun prélèvement sur le patrimoine particulier des associés. Les sommes versées au fond de capitalisation vont à la réserve commune au lieu d'aller grossir des patrimoines étrangers plus riches et plus prospères.
Source : Gallica

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