Simon-Barthélemy-Joseph Noël de La Morinière

Résumé

Simon-Barthélemy-Joseph Noël de La Morinière L'Amérique espagnole, ou Lettres civiques à M. de Pradt… (1817)

De mon côté, je désire que l'Amérique conserve
avec l'Europe les liens d'unité et d'intérêt qui l'associent à sa fortune depuis trois siècles ; je vois aussi, non un principe, mais une ère nouvelle de bonheur pour elle, et une garantie de prospérité pour l'Europe, dans la conservation du pacte social. Lequel des deux systèmes prévaudra? Je l'ignore; seulement j'ai l'espoir que l'ordre et la paix se rétabliront bientôt dans les contrées où règnent aujourd'hui l'insubordination et la révolte ; mais désirer n'est pas obtenir ; vouloir et pouvoir ne sont pas toujours une même chose.
Source : Gallica

Simon-Barthélemy-Joseph Noël de La Morinière L'Amérique espagnole, ou Lettres civiques à M. de Pradt… (1817)

Depuis quand le commerce n'est-il plus, en temps de paix, un véritable état de guerre , où toutes les rivalités sont en présence, où tous les moyens de vaincre sont déployés, où la tactique de chaque parti cherche à mettre en défaut celle qui lui est opposée, à découvrir son côté faible, à profiter de chaque mouvement pour en tirer avantage, où la soif de la richesse se montre plus ardente que celle de la gloire, où enfin les passions, rangées sous différens drapeaux, n'offrent à l'observateur que des passions d'un ordre inférieur ?
Source : Gallica

Simon-Barthélemy-Joseph Noël de La Morinière L'Amérique espagnole, ou Lettres civiques à M. de Pradt… (1817)

Ce qui fait la base du commerce entre les Américains et les Européens, c'est que les uns livrent des denrées brutes, et que les autres les payent avec des denrées fabriquées. C'est au maintien de ce genre d'échange , qui a besoin d'être protégé par l'exclusif, dont toutes les puissances à possessions lointaines ont dû adopter le système, que sont attachées les destinées du commerce.
Source : Gallica

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