Résumé

Th. Aube L’Océanie en 1869, les petits souverains insulaires et les immigrans

Rapidement poussé par elle, le Flying-Cloud longeait à petite distance, moins d’un mille, comme pour nous permettre de suivre dans ses détails le spectacle gracieux qui s’offrait à nous, les rivages découpés de Tutuïta et d’Opoulou, tandis que, perdus dans les nuages, se montraient parfois les sommets lointains de Sevaï. Tous les voyageurs qui ont visité ces îles s’accordent à les déclarer les plus belles de l’Océanie. « Nous rangeant à l’opinion de Lapérouse, dit Dumont-d’Urville, nous n’hésitons pas à proclamer Opoulou comme supérieure en beauté à Taïti elle-même. »
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Th. Aube L’Océanie en 1869, les petits souverains insulaires et les immigrans

Ainsi l’Europe avec ses idées religieuses, ses intérêts politiques, son activité commerciale, nous apparaissait tout d’abord ; mais aussitôt après des groupes d’Indiens demi-nus, rangés en cercle sous les cocotiers de la plage comme s’ils discutaient en conseil, de nombreuses pirogues aux proues élancées, montées par des guerriers athlétiques armés de lances et de casse-tête, sillonnant la rade au chant cadencé de leurs pagayeurs, nous rappellent la race indigène des Samoa, telle sans doute qu’elle était apparue aux premiers Européens qui donnèrent à ces îles le nom d’archipel des Navigateurs.
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Th. Aube L’Océanie en 1869, les petits souverains insulaires et les immigrans

III Le 5 août 1869, le Flying-Cloud quittait le port d’Apia. Après deux jours d’une rapide traversée, le 7 au matin, nous reconnaissions l’île Uvea, de l’archipel des Wallis, et quelques heures après nous laissions tomber l’ancre dans le havre intérieur, au mouillage de Mata-utu, en face du village de ce nom, que la foi de la reine Amélie a changé en celui de Regina-Spei depuis qu’elle en a fait sa résidence habituelle.
« La force douce est grande, » a dit Goethe.
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