Th. Bentzon, Le Naturalisme aux États-Unis
“ L’aimable philosophe, il est vrai, a le bon esprit d’aimer tout autant la mauvaise. Il faut lire son éloge de l’hiver, son apologie de la neige, qui donne à la terre une physionomie virginale avec laquelle nulle autre saison ne saurait lutter, et qui fait paraître vulgaires les autres beautés moins pures. Et le bruit lointain du lac d’où s’exhale comme un cri étouffé quand la gelée le prend et fige sa surface ! Rien n’est plus impressionnant, sauf peut-être la chute d’un arbre dans la forêt au milieu du silence d’un après-midi d’été. ”
