Résumé

Th. Bentzon Le Naturalisme aux États-Unis

L’aimable philosophe, il est vrai, a le bon esprit d’aimer tout autant la mauvaise. Il faut lire son éloge de l’hiver, son apologie de la neige, qui donne à la terre une physionomie virginale avec laquelle nulle autre saison ne saurait lutter, et qui fait paraître vulgaires les autres beautés moins pures. Et le bruit lointain du lac d’où s’exhale comme un cri étouffé quand la gelée le prend et fige sa surface ! Rien n’est plus impressionnant, sauf peut-être la chute d’un arbre dans la forêt au milieu du silence d’un après-midi d’été.
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Th. Bentzon Le Naturalisme aux États-Unis

John Burroughs nous réchauffe au Soleil d’hiver et célèbre tout ensemble les Oiseaux et les Poètes. A peindre les oiseaux encore, leurs mœurs et leurs caractères, à retracer toute une série de romans et de drames ailés s’est consacrée la plume d’Olive Thorne Muller et celle de Bradford Torrey. Edith Thomas nous fait faire le Tour de l’année, de ses saisons, de ses plaisirs, des impressions qui se dégagent d’elle, note la chanson du vent et celle de l’eau courante, s’inspire pour philosopher ou pour discourir de la pluie, du beau temps, de la neige, d’un brin d’herbe.
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Th. Bentzon Le Naturalisme aux États-Unis

Pour nous autres du vieux monde, Burroughs est moins inaccessible que Thoreau ; ce n’est pas l’edelweiss, c’est une plante plus facile à rencontrer qui fleurit à mi-côte, entre la solitude et le monde. Jamais il n’eut la fantaisie de se retirer dans une cabane construite de ses mains, bien que ses aïeux eussent eux-mêmes jadis planté leur foyer dans les grands bois ; mais il a exprimé d’une façon charmante le plaisir que l’on éprouve à bâtir une maison pour soi. Tout peut manquer à son architecture, pourvu qu’elle suggère l’idée du repos.
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