Résumé

Various Le Tour du Monde; Lugano, la ville des fresques

J'ai demeuré à Pallanza au lac Majeur, à Bellagio, Cadenabbia, Menaggio au lac de Côme, à Riva au lac de Garde; tout en appréciant la beauté de ces contrées, c'est à Lugano que je me sens le plus à l'aise. C'est qu'ici on est à la fois à la ville et à la campagne, et chacun, selon son goût, peut y trouver son compte.
L'air est exempt d'humidité, pur et clair. Les horizons lointains sont par moments baignés d'une teinte bleutée qui rappelle les vallées de l'Arno et du Tibre.
Source : Gutenberg

Various Le Tour du Monde; Lugano, la ville des fresques

Lorsqu'une fresque est terminée et sèche, le peintre peut la reprendre; seulement, au lieu d'employer exclusivement des couleurs à l'eau, ce qu'on nomme, en Italie, peinture à buono fresco, il sera obligé de travailler à tempera, siccité, c'est-à-dire avec des couleurs préparées à la colle à l'œuf ou avec d'autres matières agglutinatives; la tempera donne des effets moins harmonieux que le buono fresco et a l'inconvénient de déteindre à l'eau; on en évite l'emploi autant que possible.
Source : Gutenberg

Various Le Tour du Monde; Lugano, la ville des fresques

On tolère que le sacristain de l'église cache sous un voile la remarquable fresque de Luini, la Madone, l'Enfant Jésus et saint Jean Baptiste, et ne la montre que moyennant une rétribution, alors cependant que la peinture est hors d'atteinte des rayons du soleil. On laisse planter des clous sur les fresques des voûtes du jubé. On a permis à des particuliers de poser des plaques de marbre contre les piliers de l'église peints de fresques. On a vendu un couvent sans avoir l'idée de réserver la Crucifixion de Luini. C'est déplorable. Nombre de citoyens de Lugano le reconnaissent.
Source : Gutenberg

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