Résumé

Portrait de Voltaire Voltaire Voltaire peint par lui-même : conférences données à Malines… (1868)

L'Angleterre systématisa l'incrédulité de fait de l'auteur des Lettres philosophiques. Il y arriva, sous les auspices de Bolingbroke, son plus mauvais génie, « l'homme qui a laissé en lui l'impression la plus profonde et la plus durable (1) . »
Ce n'est certes pas à la cour de Frédéric-le-Grand, de Luc, du roi-philosophe qu'il reçut des notions plus correctes sur les devoirs de l'homme envers son Dieu. La vie qu'on menait dans cette « Potsdamie » était propre tout au plus à faire retomber au-dessous du paganisme des chrétiens du XVIIIe siècle.
Source : Gallica

Portrait de Voltaire Voltaire Voltaire peint par lui-même : conférences données à Malines… (1868)

L'hypocrisie, c'est un double mensonge, en ce qu'elle dissimule les vices qu'on a; en ce qu'elle affecte les vertus qu'on n'a pas.
Mais comment qualifier cet homme qui n'ose signer ce qu'il écrit, qui recule tous les jours devant la responsabilité de ses œuvres, qui rougit des monstrueux produits de son génie corrompu; qui va jusqu'à attribuer à d'autres, pour leur nuire, ses écrits les plus malfaisants?
Source : Gallica

Portrait de Voltaire Voltaire Voltaire peint par lui-même : conférences données à Malines… (1868)

La palinodie, n'est-ce pas une variété du mensonge?
Désavouer, par lâcheté, la plupart de ses écrits, est-ce mentir?
Attribuer à des adversaires ses propres méfaits, ses propres crimes littéraires, est-ce mentir?
Fausser l'histoire, dans un but de propagande impie, est-ce mentir?
Or, Voltaire a fait tout cela, il l'a fait sans interruption, pendant une vie de plus de quatre-vingts ans ; si bien que c'est un véritable hasard quand il dit la vérité. S'il ne ment pas, c'est qu'il n'a absolument aucune espèce de profit à le faire.
Source : Gallica

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