Résumé

É. Schuré 1. Le monde védique et brahmanique

« Admire la grandeur et le miracle de ce Dieu : hier il était mort, aujourd’hui il est vivant. » Ainsi Agni était dans le ciel et sur la terre, dans le soleil et dans la foudre ; l’homme ressuscite le Dieu mort en allumant le feu de l’autel. Tous les dieux s’y mêlent, et les ancêtres, vêtus d’un corps glorieux, viennent eux aussi s’asseoir sur le gazon et veiller sur la famille. Ainsi l’Aryen primitif entre dans le sacrifice universel, et ce sacrifice est joyeux. La figure et le mouvement des dieux, c’est-à-dire les forces cosmiques invisibles, se dessinent sous la transparence de l’univers.
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É. Schuré 1. Le monde védique et brahmanique

Mais à une civilisation plus mûre, plus affinée et déjà amollie, il fallait que fût dévoilé le mystère de l’Éternel-Féminin. Krichna n’hésita pas à le faire. La nature n’est-elle pas aussi divine que son créateur ? Dieu n’a-t-il pas besoin dans les trois mondes d’une substance émanée de lui-même, sa contre-partie réceptive et féminine, pour y mouler ses créatures ? Les dieux ne sont-ils pas moulés dans la substance éthérée, les âmes dans la lumière astrale et les vivans dans la chair et le sang ?
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É. Schuré 1. Le monde védique et brahmanique

Mais tous ces élémens, superposés selon la loi d’une savante hiérarchie, se fondaient en une fresque multicolore et chatoyante qui s’harmonisait avec le cadre de cette nature gigantesque, avec la lenteur majestueuse du Gange et la hauteur vertigineuse de l’Himalaya.
Au sommet de ce monde, mais comme à part et dans une solitude profonde, nous apercevons les ermitages d’ascètes, aux flancs des montagnes, au bord d’étangs limpides, de larges fleuves ou au fond d’épaisses forêts. Ils habitent là avec leurs disciples, plongés dans la lecture des Védas, dans la prière et la méditation.
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