Édouard Manet

Édouard Manet

Résumé

Portrait de Édouard Manet Édouard Manet Lettres de jeunesse 1848-1849… (1928)

A huit heures du soir nous avons aperçu le phare de Harfleur ; nous n'avons plus vu de terre depuis ce moment. Je passe sur les trois ou quatre jours qui suivent; j'ai été horriblement malade du mal de mer. Le temps est devenu affreux; on ne peut pas se figurer la mer quand on ne l'a pas vue agitée comme nous l'avons vue, on ne se fait pas une idée de ces montagnes d'eau qui vous entourent et qui couvrent tout d'un coup le navire presque tout entier, de ce vent qui fait siffler les cordages et qui est quelquefois tellement fort qu'on est obligé de serrer toutes les voiles.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Manet Édouard Manet Lettres de jeunesse 1848-1849… (1928)

La faveur pour ce qui est faux et imaginaire s'éteindra vite comme toutes les modes et le vrai reprendra ses droits. On préférera alors le portrait de Manet peint par lui-même, avec cet accent qui n'est qu'à lui, à l'image douteuse et vulgaire qu'en a tracée l'un de ces gens de lettres dont Degas disait qu'ils expliquent les arts sans les comprendre.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Manet Édouard Manet Lettres de jeunesse 1848-1849… (1928)

A Rio tous les nègres sont esclaves. La traite y est en grande vigueur. Quant aux Brésiliens, ils sont mous et ont, je crois, peu d'énergie, les Brésiliennes sont généralement très bien mais ne méritent pas la réputation de légèreté qu'on veut bien leur prêter en France; rien n'est si prude et si bête qu'une Brésilienne, elles ne paraissent jamais de jour dans la rue; le soir seulement à 5 heures elles se mettent toutes à leurs fenêtres, il est permis alors de les lorgner à loisir. Le carnaval se passe d'une manière assez drôle
Source : Gallica

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