Élisabeth Cassaigneau, Les cinq années de maladie de mon chevalier… (1876)
“ Une table et deux chaises, le tout fort commun, complétaient ce mobilier; il n'y avait pas même une glace, de sorte que j'étais obligée de me coiffer à tâtons. Tel était le taudis où le galant allait roucouler aux pieds de sa belle, quand la maladie le mit dans l'impossibilité de faire des voyages. Là, il lui jurait un amour à nul autre pareil, à condition pourtant de ne rien donner. Son testament devait prouver toute l'estime et l'amitié dont il parlait, et il lui disait, en poussant des soupirs : Quand je serai mort, tu sauras combien je t'aime ! ”
