Résumé

Émile Leroy Une lettre de M. le maréchal Bugeaud…

Mais quand le vin abonde en France , quand nous ne savons où l'exporter , pourquoi nous fermer nous-mêmes l'Algérie ? L'Algérie ne peut avoir l'espérance d'exporter elle-même ses vins à l'étranger. Il faudra donc qu'elle les absorbe ou qu'elle les vende en France , et, pour nous, l'un ne vaut pas mieux que l'autre.
Je me résume par où j'ai commencé :
L'Algérie, autant que possible, ne doit pas être manufacturière ;
Elle doit être agricole ;
Elle doit surtout se livrera la culture des produits qui manquent à la métropole.
Source : Gallica

Émile Leroy Une lettre de M. le maréchal Bugeaud…

Par une circonstance heureuse, au moins sous ce rapport, nous avons pris l'Algérie sans agriculture et sans industrie: là tout est à faire. Nous avons dans nos mains le choix des développements , des améliorations et des bienfaits ; tout ce que nous ferons sera pour l'Algérie une conquête , une richesse. Ne lui créons donc pas des intérêts qui combattraient les nôtres, ne lui donnons pas des produits qu'elle ne pourra regretter, ne les ayant jamais possédés.
Source : Gallica

Émile Leroy Une lettre de M. le maréchal Bugeaud…

Continuer à développer dans une colonie une production que l'on ne vent pas ni ne doit admettre dans la métropole, ne serait-ce pas préparer une dangereuse collision?
Comment expliquer encore la culture à la pépinière et la distribution gratuite aux colons de la canne à sucre ? A-t-on eu en vue la consommation algérienne ? Mais la métropole s'est
réservé à elle seule et avec raison le droit d'importer le sucre raffiné en Algérie, et elle irait tarir cette source d'échange si productive ?
Source : Gallica

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