Résumé

Émile de Lacombe Une apostasie, par M. Émile de Lacombe… (1835)

Bassigny, le
Sophie Renneville à Julie Chalancey
De la dépouille de nos bois L'automne avait jonché la terre, Et sur sa branche solitaire Le rossignol était sans roix,
MILLEVOYE.
Que je te plains, chère Julie, d'être retenue à la ville. La campagne est si belle
26 UNE APOSTASIE.
à Bassigny ! La vie s'écoule ici si pleine et si heureuse que l'on s'accommoderait volontiers pour toujours d'une pareille existence!
Vivre autrement ce n'est pas vivre !
De quelle douce volupté l'âme n'estelle pas émue à l'aspect de ces scènes sublimes qui révèlent à chaque instant un être créateur.
Source : Gallica

Émile de Lacombe Une apostasie, par M. Émile de Lacombe… (1835)

Cela ne se demande pas. Ne me parlez pas de la plus belle retraite sans femme. C'est un corps sans âme. Sans Sophie Renneville, Charlotte de La Saussée et Julie Chalancey, que serait Bassigny, ce séjour délicieux ? Bassigny serait mort.
Ces jeunes femmes l'animent de leur présence, elles y répandent l'enchantement et la vie, avec elle le bonheur circule partout, il coule à pleins bords.
O Bassigny! séjour de la paix, de la sainte amitié et de l'amour-heureux! tu as mieux que des solitudes parfumées, des ombrages frais et des eaux jaillissantes à fournir au talent du poète!..
Source : Gallica

Émile de Lacombe Une apostasie, par M. Émile de Lacombe… (1835)

LE GRAND-VICAIRE.
Juventutis corruptor audax !
M. DE VALORY.
Monseigneur sait que je pense toujours comme lui, mais pouvais-je user d'un droit qui ne m'appartenait pas? C'est à monsieur le maire, qui présidait cette solemnité qu'il convenait d'en agir ainsi.
M. LE MAIRE.
M. le principal en parle fort à son aisé, mais en conscience pouvais-je me faire huer, conspuer, siffler?...
LA MARQUISE.
Comment? On ose tout pour la cause de la religion et des moeurs. Si l'an prochain votre professeur de rhétorique parle.
Source : Gallica

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