Antonio Fogazzaro,
Daniel Cortis (2e édition)
(1896)
“ Elle se figura le petit lac tranquille de la villa Cortis, et Daniel assis sur la rive. Elle était assise près de lui : elle avait fui Rome et son mari indigne ; les ombres du jardin, le lac et leurs deux cœurs n'étaient que paix jusque dans leurs profondeurs les plus secrètes. Elle chassa vivement ces images. Non, jamais !. Cortis ne devait pas l'aimer. Elle ne pouvait lui offrir, en s'immolant, qu'un présent fébrile et un avenir sinistre. Rien qu'à se laisser aimer d'un amour idéal, elle attristait sa vie. ”
