Jules Verne,
L’Étoile du sud
(1884)
“ Mais les sanglots de Matakit, qui s'était allongé sur le sol et pleurait bruyamment, la tête dans ses mains, ne lui permettaient pas de croire que tout ce qui s'était passé ne fût point réel. Ainsi, c'était bien vrai ! Il venait d'échapper à la mort, mais au prix d'une humiliation des plus sanglantes! Lui, ingénieur des mines, lui, élève de l'École Polytechnique, chimiste distingué, géologue déjà célèbre, il s'était laissé prendre à la ruse grossière d'un misérable Cafre! Ou plutôt, c'était à sa propre vanité, à sa ridicule présomption, qu'il était redevable de cette bévue sans nom ! ”
