Matthieu de Gruchy

Définition et enjeux

Georges Du Tressay Vie de Matthieu de Gruchy (1868)

On le voit, ce n'était plus le Gruchy d'autrefois, naturellement bon, mais inculte : la religion catholique en avait fait un homme nouveau.
Dans toute circonstance, son port, son maintien, son geste, sa conversation respiraient l'honnêteté, la candeur, la modestie, la charité envers le prochain et l'amour de Dieu. Mais comme les hommes s'arrêtent souvent à certains avantages de pure convention, sans tenir compte des qualités réelles, la pauvreté des habits de Matthieu, la nature de son travail, l'abjection de sa position lui attiraient les rebuts, les railleries des gens de la campagne.
Source : Gallica

Georges Du Tressay Vie de Matthieu de Gruchy (1868)

Elle ne soupçonnait pas encore que son fils eût abjuré le protestantisme, tandis que le public, plus clairvoyant, répétait partout : « Matthieu de Gruchy s'est fait catholique. »
L'éveil était donné, et la conviction ne tarda pas à passer de la multitude dans le sein de la famille Gruchy. Les deux beaux-frères furent les premiers qui conçurent des craintes, et pour eux tout doute disparut lorsqu'ils surent que Matthieu avait des relations avec des prêtres français arrivés dans l'île. On se récria contre son impiété. Ses beaux-
frères devinrent extrêmement froids à son égard
Source : Gallica

Georges Du Tressay Vie de Matthieu de Gruchy (1868)

Il y a tant de liens à rompre pour revenir de l'hérésie à l'unité, qu'alors même que l'esprit s'éclaire, le Cœur, les préjugés, mille passions réclament, parfois ouvertement, souvent en secret et à l'insu même de celui qu'ils retiennent dans l'erreur. Matthieu de Gruchy n'aura pas été sans penser à sa mère, à ses oncles, aux colères de sa famille et des gens de son pays, et,-malgré la générosité de son .caractère, ces considérations auront pesé' sur son âme, et ralenti son essor vers la vérité.
Source : Gallica

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