Ministre des Beaux-Arts

Définition et enjeux

Jean Chas Tableau historique et politique des opérations militaires et civiles de Bonaparte… (1801)

Voilà les travaux consolateurs du ministre de l'intérieur ; il sait que les beaux arts sont une branche essentielle de la prospérité nationale, que c'est le génie qui les crée, que c'est l'émulation qui les entretient, et que c'est le goût qui les perfectionne. Il sait qu'il doit protéger et récompenser les arts, parce que, semblables au sang qui circule dans le corps humain , ils animent tout, ils fortifient tout, ils embellissent l'édifice social, et soutiennent la puissance du gouvernement.
Source : Gallica

Portrait de Georges Lafenestre Georges Lafenestre Maîtres anciens, études d'histoire et d'art…

Ce régime incertain auquel on était revenu, par lassitude, en ces temps derniers, n’a jamais donné une satisfaction franche ni aux intérêts des artistes, ni aux intérêts de l’art. On s’y est toujours agité mal à l’aise, comme dans un lit mal fait.
On traîna ainsi jusqu’en 1870. À cette époque, la création d’un ministère des beaux-arts réveilla les espérances des mécontens et les aspirations des réformateurs. La France commençait à renaître aux désirs de liberté. Le bruit courut vite dans les ateliers et les écoles que le nouveau ministre offrait aux artistes l’indépendance.
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Portrait de Albert Delpit Albert Delpit Revue des Deux Mondes

Puis, il faut bien le dire, le ministre des beaux-arts est en même temps ministre de l’instruction publique et ministre des cultes : il doit s’occuper de l’université, du clergé, des débats politiques : accablé d’affaires, il prend généralement les théâtres pour une chose sans importance, comme si notre pays ne leur devait pas quelques-unes de ses gloires les moins contestées !
Source : Wikisource

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