André François Miot

Élements biographiques

André François Miot Mémoires du comte Miot de Mélito… (1858)

L'empereur, qui ne pouvait plus voir d'autre chance de succès que dans la guerre, avait mis à profit le temps que la lenteur des ennemis laissait-à sa disposition, pour se préparer à ouvrir la campagne. L'armée se renforçait chaque jour ; de nouveaux corps se formaient et les anciens réparaient leurs pertes. Tout était en mouvement sur la frontière ; l'esprit du soldat était excellent ; il brûlait de se battre, car la guerre
lui était en quelque sorte personnelle, et il sentait parfaitement qu'il n'y avait pour lui d'autre salut que la victoire.
Source : Gallica

André François Miot Mémoires du comte Miot de Mélito… (1858)

Une expédition formidable se préparait pour aller attaquer les Anglais en Portugal.
Un corps d'armée considérable s'avançait de la Catalogne et de l'Aragon sur Valence, tandis que des forces dont le moral était exalté par des victoires récentes étaient réunies sur le Tage. Convenait-il de laisser ces forces dans l'inaction, jusqu'à l'époque où l'issue de l'expédition contre le Portugal et celle de la marche du général Suchet sur Valence seraient connues? Ou
bien, devait-on profiter de l'ardeur de ces troupes, pour tenter la conquête de l'Andalousie?
Source : Gallica

André François Miot Mémoires du comte Miot de Mélito… (1858)

On y voyait un roi d'Espagne qui n'avait plus un pouce de terrain dans ce pays ; la femme d'un général français, élevé au rang de prince et devenu notre ennemi mortel; une princesse, fille du roi de Wurtemberg qui l'avait donnée en mariage à un frère de Napoléon, et qui, sous peu, devait se joindre à la ligue formée pour renverser la puissance de l'empereur ; des courtisans espagnols, allemands, français, qui n'avaient plus de cour à faire ; et pour comble de singularité, le patriarche des Indes, grand inquisiteur d'Espagne ', nous disait de temps en temps la messe.
Source : Gallica

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