Antoine-Laurent-Jessé Bayle Promenades pittoresques à Hyères… (1841)

La petite armée, composée en majeure partie des habitans d'Hyères et de sa viguerie, ne lui donna
pas le temps de se reconnaître. Les cavaliers du baron, quoique cuirassés et corcellés, ne résistent pas à cette furieuse attaque et se mettent à fuir : les larges feutres, les panaches , les riches manteaux jonchent la route. Cette dernière affaire leur coûta plus de cent hommes et de quatre-vingtchevaux. Enfin la campagne se termina par une trêve obligée, car tous les partis étaient épuisés, et le plus terrible des fléaux venait de fondre sur la malheureuse Provence.
Source : Gallica

Antoine-Laurent-Jessé Bayle Promenades pittoresques à Hyères… (1841)

Beaucoup de personnes se font du climat d'Hyères une idée tout à fait fausse et imaginaire ; elles se figurent que la température de cette charmante ville est d'un calme , d'une douceur et d'une égalité parfaites, c'est là une grave erreur ; aucun pays du monde ne jouit d'un pareil privilège et l'on n'en trouve la réalité que dans les romans.
Source : Gallica

Antoine-Laurent-Jessé Bayle Promenades pittoresques à Hyères… (1841)

Par une exception curieuse , le terroir d'Hyères renferme ces différentes natures de roches et de terrains. L'œil exercé du géologue, s'il se fiait à la torme et aux apparences des montagnes qui encaissent la vallée d'Hyères , pourrait quelquefois se tromper sur la nature de leurs roches constitutives , car les hautes collines et élévations calcaires se sont modelées , pour ainsi dire , sur les formes arrondies qu'affectent d'ordinaire les montagnes schisteuses.
Celles-ci , poussant au dehors d'énormes blocs de quartz , richement colorés , arrêtent les yeux par leur style original et sévère.
Source : Gallica

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