Claude-Sosthène Grasset d'Orcet

Élements biographiques

Claude-Sosthène Grasset d'Orcet Les grands pauvres (1881)

« Nous allons donc faire la guerre? disait le fidèle écuyer en gravissant le sentier pierreux qui conduisait à la vieille forteresse; mais sera-ce contre les « Turcs » ou les Russes?
— Ma foi, je n'en sais encore rien, répondit le capitaine; l'important, quand on gagne son pain à la pointe de l'épée, est d'avoir à faire la guerre à quelqu'un.
— Moi, fit Latulipe, il me semble que j'aimerais mieux me battre contre les Turcs.
— Bah! répliqua le marquis, il y a de braves gens comme partout, chez les Turcs.
Source : Gallica

Claude-Sosthène Grasset d'Orcet Les grands pauvres (1881)

Crois donc, chère Henriette, qu'aucune âme ne naît roturière; c'est une crasse comme une autre; on ne l'apporte pas en naissant, elle se développe, comme l'ivrognerie, avec les années. La noblesse n'est donc qu'une des formes de l'hygiène, et c'est assez te dire qu'elle est à l'abri de toutes les révolutions et des diatribes de M. ton frère. Lui et les siens auront beau dire et beau faire, ils n'empêcheront point que la santé ne soit aussi héréditaire que les infirmités.
— Tu parles comme un livre, mon bel Hector
Source : Gallica

Claude-Sosthène Grasset d'Orcet Les grands pauvres (1881)

« Eh bien, mon ami, fais ton devoir, lui répondit le marquis, en songeant qu'il n'aurait pas les moyens de payer le procès-verbal qu'on allait lui dresser.
— Du diable si je le fais, répondit le garde; les Vaureilles ont toujours été bons pour le pauvre monde, tandis que le fils Cabres n'a d'égards pour personne.
Mais il est riche, et l'on est bien forcé de lui obéir; ainsi je vous prie de ne pas exposer un pauvre père de famille à perdre sa place. »
Hector se retira d'autant plus humilié qu'il rentrait bredouille.
Source : Gallica

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