Émile Dehau

Élements biographiques

Émile Dehau Napoléon III ou la Honte nationale (1871)

LA GUERRE DE CRIMÉE _ LES JEUX DE BOURSE ATTENTAT D'ORSINI — NOUVELLES PROSCRIPTIONS
Dans l'unique but de faire oublier à la nation le crime de Décembre, auquel l'empire devait son origine, la guerre fut déclarée à la Russie, guerre terrible pendant laquelle nos soldats endurèrent les privations les plus grandes. Dans un discours prononcé à Bordeaux, Louis-Napoléon avait dit ces paroles devenues fameuses comme le plus impudent des mensonges : « L'Empire, c'est la paix. »
Source : Gallica

Émile Dehau Napoléon III ou la Honte nationale (1871)

Il tente plus tard l'échauffourée ridicule de Strasbourg et l'échauffourée grotesque de Boulogne. Il prête serment de fidélité à la République et viole ce serment comme vous savez. Il avilit l'armée qui se saoûle et assassine dans les rues de Paris. Il avilit la magistrature qui s'incline devant lui. Il prend l'engagement de maintenir la paix et fait la guerre à. la Russie, à l'Autriche, fait la guerre en Chine, au Japon, au Mexique, la guerre pour lui, jamais pour la France. Enfin, il fait la guerre à la Prusse dans les conditions qui vous sont connues.
Source : Gallica

Émile Dehau Napoléon III ou la Honte nationale (1871)

Ainsi liait celle guerre injuste ; si elle ne rapportait que de la honte au gouvernement impérial, en revanche elle coûtait à la France, en outre de son prestige militaire évanoui, six cents millions au moins et plus de cent mille hommes couchés sur la terre étrangère. Les mécontentements que cette guerre souleva, les désastres produits par l'emprunt mexicain, que l'empire avait si chaudement patronné, n'allaient pas tarder à réveiller l'opinion publique trop longtemps endormie.
Source : Gallica

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