Résumé

A. Cochin Le Régime municipal des grandes villes…

Même dans un pays de suffrage universel, ce n’est pas l’opinion publique qu’il s’agit de faire représenter, c’est l’intérêt des contribuables et des habitans réels. Le problème qui consiste à concilier une grande liberté politique, et notamment le suffrage universel, avec une énorme agglomération de population accrue mois par mois et presque jour par jour par un flot d’étrangers n’a jamais été résolu en aucun pays, et probablement c’est notre pays et spécialement la ville de New-York qui a le moins approché de la solution.
Source : Wikisource

A. Cochin Le Régime municipal des grandes villes…

Aux termes des lois, ou, pour parler plus exactement, dans le silence de toutes les lois, la ville de Paris depuis 1848 n’est plus une municipalité ; c’est un territoire administré par un préfet à l’aide d’un budget alimenté par un octroi [23] . Le préfet peut tout, l’octroi paie tout ; 2 millions d’hommes ont été gouvernés, 2 milliards ont été dépensés en vingt ans sous ce régime, tour à tour exalté ou dénigré avec excès, dont l’organisation dictatoriale explique à la fois la puissance, les services éclatans, les grandes œuvres, et aussi les grandes fautes et l’impopularité.
Source : Wikisource

A. Cochin Le Régime municipal des grandes villes…

Ce siècle est le siècle du rapprochement des distances matérielles et morales qui séparaient les hommes. Comparez les dates en Angleterre, en France, en Belgique, en Allemagne, aux États-Unis, et vous verrez partout la surface occupée par les capitales grandir proportionnellement à la surface occupée par les voies ferrées ; vous verrez la population de Londres, Paris, Berlin, Vienne, Bruxelles, Genève, etc., suivre en quelque sorte une marche accélérée, due aux immigrations qui l’emportent de plus en plus sur les naissances.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature