Résumé

A. Talat La constitution turque du 20 avril 1924… (1935)

Messieurs, la souveraineté et le droit de régner ne sauraient être confiés à n'importe qui, par le premier venu, à la suite d'une discussion académique. La souveraineté s'acquiert par la force et la puissance et par la violence. C'est par la violence que les fils d'Osman se sont emparés du pouvoir, qu'ils ont régné sur la nation turque et qu'ils ont maintenu leur domination pendant six siècles. Maintenant, c'est la Nation, qui, se révoltant contre les usurpateurs et les mettant à leur place, reprend elle-même, effectivement, l'exercice de sa souveraineté.
Source : Gallica

A. Talat La constitution turque du 20 avril 1924… (1935)

La suprématie donnée à l'Assemblée législative n'est pas le propre de la Constitution turque. On le sait, c'est une tendance des Constitutions d'après guerre.
« La théorie de l'équilibre, écrit M. Mirkine-Guetzévitch, ne répond pas aux conditions modernes de la démocratie. Pour la démocratie, le problème même de l'équilibre disparaît. Dans la démocratie moderne, le pouvoir exécutif, tout en ayant acquis un caractère de création politique inconnu sous l'ancien régime, n'en a pas moins perdu toute indépendance en ce qui concerne son origine et son existence » (1) .
Source : Gallica

A. Talat La constitution turque du 20 avril 1924… (1935)

D'après la loi fondamentale de l'Empire, l'interprétation législative était partagée entre le Sénat, la Cour de Cassation et le Conseil d'Etat. Le Sénat interprétait la Constitution, la Cour de Cassation les lois de droit commun et le Conseil d'Etat les lois d'ordre administratif (Art. 117) . Ainsi le Sénat, le Conseil d'Etat et la Cour de Cassation pouvaient faire respectivement des sortes d'arrêt de règlement. Aujourd'hui, l'interprétation législative en général est de la compétence exclusive de l'Assemblée.
Source : Gallica

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