Ad. van Bever , Les Poètes du terroir
“ Le génie provincial s’éveille, prend conscience de lui-même. Une littérature, jaillie du sol, célèbre les vertus de la race. Au moyen âge, le bourguignon était un des quatre principaux dialectes de la langue d’oïl. Supplanté peu à peu par le « gentil parler » d’Île-de-France, il dégénéra en divers patois dont le plus connu, usité dans la « Côte d’Or », eut ses poètes de talent : Saint-Genès, le vigneron ; Pierre Dumay, qui traduisit en partie l’Enéide ; Aimé Piron, le chantre de la vie rurale ; et Bernard de la Monnoye, dont les fameux Noëls font encore la joie des veillées bourguignonnes. ”
