Résumé

Adolphus Segrave Marmorne, roman traduit de l'anglais… (1879)

Mais ici je commençai à faire la réflexion que, malgré son esprit juste, malgré ses grandes qualités, M. de Marmorne était Français, et qu'il était prudent pour moi, puisque je venais négocier un mariage,
d'éviter avec soin le mot d'amour, passion que l'on regarde comme trop légère pour entrer en ligne de compte dans une affaire aussi grave qu'une union matrimoniale. Je coupai donc le fil sentimental et dis courageusement : « En un mot, monsieur de Marmorne, j'ai l'honneur de vous demander pour mon frère Jules la main de Mlle Ada de Marmorne, votre fille. »
Source : Gallica

Adolphus Segrave Marmorne, roman traduit de l'anglais… (1879)

Les francs-tireurs s'arrêtèrent et, sur un mot de leur chef, disparurent soudain dans la forêt, se cachant si bien qu'il était impossible de voir un seul képi ou le canon d'un seul fusil. La route, couverte d'hommes un instant auparavant, était maintenant aussi déserte que si elle n'eût pas été traversée depuis le temps de Jules César, si ce n'est par les cerfs passant d'un couvert à l'autre. M. de Marmorne attendit que tout le monde eût disparu pour se cacher lui-même derrière une masse de genévriers encore impénétrable à l'œil, quoique déjà brûlée par le froid de l'hiver.
Source : Gallica

Adolphus Segrave Marmorne, roman traduit de l'anglais… (1879)

Le soleil était enchâssé dans un ciel jaune sans nuages, entouré de tous côtés par les arbres; le sol, raboteux, desséché, paraissait presque incapable de faire vivre un âne solitaire qui avait la plus grande peine à y trouver sa nourriture.
« Quel horrible endroit à habiter ! s'écria soudain Emile comme sous le coup d'un ennui accablant; je m'en irai demain. J'ai vu le commencement des travaux , j'en ai causé avec M. de Marmorne, et je n'ai pas envie de rester ici plus longtemps. Viens avec moi, allons-nous-en ensemble; voyons, mon cher Jules, qu'en dis-tu?»
Source : Gallica

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