Résumé

Albert Vuaflart La maison du comte de Fersen, rue Matignon… (1916)

A bien étudier le drame de Varennes, deux convictions s'imposent : la cause principale de l'échec réside dans l'indolence de Louis XVI, engourdi par ses illusions sur l'esprit des populations; de plus, et à n'en pas douter, la présence d'un homme tel que Fersen, audacieux et clairvoyant, eût amené la réussite. Avec lui, malgré les maladresses, malgré les retards, malgré les incidents, la berline eût passé.
Source : Gallica

Albert Vuaflart La maison du comte de Fersen, rue Matignon… (1916)

Qui ne sent la fragilité, l'anémie d'un tel argument! En vérité, l'élargissement de la tranquille rue Matignon n'apparaît pas d'une actualité si pressante qu'elle puisse compenser un tel sacrifice d'art, d'histoire et d'argent. Des voix généreuses sont restées sans écho, l'arrêt de mort est rendu. Déjà le jardin Breteuil est amputé de l'extrémité donnant sur la rue Rabelais; c'est la Guerre qui retarde le trépas des deux maisons.
Mes recherches sont restées vaines pour découvrir l'appartement qu'habita Fersen.
Source : Gallica

Albert Vuaflart La maison du comte de Fersen, rue Matignon… (1916)

Pourquoi la « vieille voiture appartenant à M. le Comte de Fersen », ainsi que la désigne le cocher Balthazar, devient-elle sous sa plume une « citadine de louage » ? Pourquoi fait-il arriver cette citadine aux Tuileries dès 9 heures, alors qu'un peu plus loin il montre Fersen chez lui à 10 heures, occupé à faire partir la chaise de poste des femmes de chambre?
M. Lenotre a-t-il eu raison d'adopter l'opinion des auteurs qui l'ont précédé et de transformer Fersen en cocher dès la rue Matignon ? Il le fait pénétrer dans le château, et ramener le Dauphin, en
costume d'automédon.
Source : Gallica

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