Résumé

Auguste Tessereau Études hygiéniques sur les halles centrales de Paris (1847)

Médecin et habitant du quatrième arrondissement, nous avons pu étudier à notre aise et sur les lieux la question des halles centrales et générales, et il nous a paru qu'elle pouvait être de nouveau traitée au double point de vue de l'hygiène et de l'encombrement du quartier.
Le marché des Innocents est regardé par tous les hommes qui s'occupent d'hygiène publique, comme un des points les plus insalubres de la capitale. Pour nous, il n'y a point à Paris de foyer plus actif et plus persévérant d'émanations nuisibles à la santé.
Source : Gallica

Auguste Tessereau Études hygiéniques sur les halles centrales de Paris (1847)

Certes, si cette crainte fort respectable pouvait se réaliser, si réellement le marché devait rester vide, mieux vaudrait supporter une gêne plus grande, et même des causes nouvelles d'insalubrité, que d'être privé des denrées si nécessaires à la population. Mais nous pouvons affirmer que tant qu'il y aura des bénéfices à faire, ou seulement à espérer, dans la vente des légumes, il y aura des marchands. C'est là une vérité que l'on peut ériger en axiome et qui doit bannir toute crainte.
Source : Gallica

Auguste Tessereau Études hygiéniques sur les halles centrales de Paris (1847)

Mais nous n'avons point à considérer ici ce qui pourrait se faire dans une ville neuve, où on aurait, à l'avance, pu donner aux rues une largeur en harmonie avec les besoins de la circulation. N'oublions pas qu'il s'agit de Paris, ville immense, qui s'accroît sans cesse, dont tous les habitants ne peuvent venir s'approvisionner au centre; le temps, ce bien si précieux pour tous, leur manque absolument.
Source : Gallica

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