Alexandre Aubert

Résumé

Alexandre Aubert Monographie de la commune de Juvigny (1857)

Des hommes à cheval passant à Juvigny annoncent qu'Épernay est tombé en leur pouvoir, qu'il est saccagé, mis à feu et à sang. On a peine à croire à semblable nouvelle.
Quelques personnes arrivant de Châlons soutiennent qu'elle n'est malheureusement que trop vraie. Alors le tocsin sonne, la garde nationale se met sous les armes. Les plus courageux s'arment de faulx, de fourches et d'instruments tranchants, d'autres enfouissent leur mobilier, leur argent, ce qu'ils ont de plus précieux.
Source : Gallica

Alexandre Aubert Monographie de la commune de Juvigny (1857)

L'agriculture a fait de grands progrès à Juvigny. L'agriculteur n'est point oisif. Hommes et femmes demandent à la terre la récompense de leurs rudes labeurs. L'été, on se livre aux travaux des champs, et pendant l'hiver on s'occupe à la grange et à la maison. Le soir, on s'assemble à la veillée; les femmes et les filles s'occupent à filer le chanvre ou à coudre (1) , de sorte qu'il'est rare de voir le cultivateur manquer à cette loi du travail qui ennoblit l'homme, parce qu'elle le place dans la véritable position qui lui a été imposée par la Providence.
Source : Gallica

Alexandre Aubert Monographie de la commune de Juvigny (1857)

Le détail des faits le prouve surabondamment, d'autant plus que la transaction de 1717, sans influence, disait le Mémoire, relativement à un droit de propriété consacré par cinq sentences rendues contradictoirement avec le Roi, alors seigneur de Juvigny, n'a opposé aucun obstacle à l'exercice du droit de rouissage.
Alors que les eaux de Noire-Fosse seraient courantes, le rouissage n'empêcherait pas les bestiaux de s'y abreuver : on ne peut mettre en balance la conservation d'un peu de poisson avec la culture du chanvre si intéressante pour la localité (1) .
Source : Gallica

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