Résumé

Fourier Bonnard Histoire du village de Mattaincourt en Lorraine (1910)

On les retire sans vie, glacés, langue tirée, côtes enfoncées, visage bleuâtre, bouche pleine d'écume. On veut les soigner : pas de sang; on veut les réchauffer : impossible. On ne peut que constater leur mort. Et voilà qu'aussitôt qu'on les coiffe d'une calotte du Bon Père, ils ouvrent les yeux, la sueur perle sur leurs visages, leurs joues se colorent, ils appellent leur père... Ceci se passait à Toul en 1670.
L'un des enfants devint prêtre et chanoine régulier de Notre-Sauveur. Il résida quelque temps à Mattaincourt. Voilà un fait indiscuté, établi au procès le plus solidement du monde.
Source : Gallica

Fourier Bonnard Histoire du village de Mattaincourt en Lorraine (1910)

En 1706, Nicolas Fourier, chanoine régulier, petit-neveu du Bon Père (étant petit-fils de son frère Jean, de Nomeny) , reçut ses provisions pour la cure de Mattaincourt 1. Il était, depuis 1701, curé de Savigny.
Nous sommes à une époque où l'on sent que la population se recueille et reprend confiance dans l'avenir, sous le règne pacifique du duc Léopold, « un âge d'or placé entre deux âges de fer, comme le dernier bienfait et le touchant adieu d'une dynastie, fatalement condamnée à disparaître ou à quitter son berceau 2 ».
Source : Gallica

Fourier Bonnard Histoire du village de Mattaincourt en Lorraine (1910)

On le voit : presque toute l'histoire de Mattaincourt au XIXe siècle est d'ordre religieux et semble se confondre avec celle du culte de son saint curé. La prospérité matérielle du village n'était pas en baisse. Son vignoble, non encore atteint par les maladies cryptogamiques, était une source de beaux profits. Quelques années, comme 1865, ont laissé le souvenir de récoltes fameuses. Beaucoup de jeunes gens se mirent à apprendre la lutherie et allèrent travailler dans les ateliers de Mirecourt, non parfois sans dommage pour la moralité et l'esprit religieux.
Source : Gallica

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