Antoine Bourricaud

Résumé

Antoine Bourricaud Marennes et son arrondissement… (1866)

Je sais que ma mort est résolue; mais qu'importe, j'aime mieux mourir que de manquer
à ma parole et de vous compromettre. Saint-Luc, tout en admirant une telle grandeur d'âme, allait à regret exécuter les ordres qu'il avait reçus, lorsqu'on vint lui dire que les Rochelais avaient pris le gouverneur de l'île de Ré et qu'ils menaçaient de le jeter à la mer, si l'on conduisait d'Aubigné à Bordeaux. Cet incident fut pour le généreux Saint-Luc une occasion de garder d'Aubigné et de lui sauver la vie.
Source : Gallica

Antoine Bourricaud Marennes et son arrondissement… (1866)

En vain, d'Aubigné s'est couvert de gloire ; en vain, il attend un nouveau secours des Rochelais, trop lents à venir à son aide. C'en est fait, il ne pourra résister à une seconde attaque, dont Saint-Luc donne le signal. Déjà d'Aubigné voit, en frémissant, lui échapper sa conquête, lorsque tout à coup, par un de ces hasards dont l'histoire nous offre quelques exemples, les soldats de Saint-Luc faiblissent, une sorte de terreur panique s'est emparée d'eux ; ignorant l'extrémité où l'ennemi est réduit, ils craignent d'être pris entre deux feux par les Rochelais.
Source : Gallica

Antoine Bourricaud Marennes et son arrondissement… (1866)

Il semble que pendant les siècles que nous venons de traverser, malgré la longue lutte avec l'Angleterre, les vassaux et les hommes attachés à la glèbe eurent moins à souffrir dans l'arrondissement de Marennes que dans beaucoup d'autres contrées de la France. Le commerce et les arts y fleurirent donc, la richesse y régnait, et, si nous regardons autour de nous ces nombreux monuments dont le moyen-âge a couvert notre sol, nous ne pourrons nous empêcher de reconnaître en eux des preuves certaines que le régime féodal n'a pas toujours fait le malheur des peuples sur lesquels il a régné.
Source : Gallica

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