Résumé

Arsène Godefroy Notes d'un volontaire au siège de Paris… (1877)

Le colonel le fit sortir des rangs et demanda si quelques autres refusaient de marcher; personne ne bougea et la colonne se remit en route.
"A partir de ce moment, il y eut dans l'air comme une odeur de capitulation ; pourtant Paris n'était point encore découragé, son âme était toujours aussi haute, ses résolutions toujours aussi viriles. Qu'importe, après tout, une amertume de plus, on ira jusqu'au bout ; et s'il le faut, face à l'ennemi !
Cependant le bombardement continue sans relâche, jour et nuit : certains quartiers sont dévastés, Paris fait des pertes irréparables
Source : Gallica

Arsène Godefroy Notes d'un volontaire au siège de Paris… (1877)

Un matin, le temps était superbe; les yeux fixés sur le Mont-Valérien, je me demandais pourquoi il était muet : je vis tout à coup un petit nuage blanc, puis j'entendis une détonation ; c'était le fort qui parlait, chaque obus allant éclater dans la direction de la batterie prussienne.
Celle-ci répondit d'abord mollement, puis s'anima ; ce fut bientôt un vacarme effroyable, et pendant deux heures que dura ce duel d'artillerie, la redoute prussienne disparut complètement dans un nuage de fumée ; enfin elle se tut.
— Ah le Mont-Valérien ! cria Marre, on disait qu'il ne valait rien!
Source : Gallica

Arsène Godefroy Notes d'un volontaire au siège de Paris… (1877)

Jamais, cette maison et cette grille avec la rue qui lui fait face; jamais, ce jardin où j'avais vu Bocquet tourner sur lui-même et Ravet s'étendre avec la raideur d'une statue ; j'entendrai longtemps le sifflement continu des balles, leur bourdonnement d'abeilles quand elles sont à bout de force, leur coup sec et strident sur la gamelle ou la crosse du fusil ; longtemps, le hurrah si effrayant de la nuit, les cris : en avant ! du matin, ceux d'appel au médecin que jette de temps en temps une voix brève et si triste
Source : Gallica

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